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Articles

Affichage des articles du août, 2002
Ce matin, rediffusion d'une émission de France Culture sur le procès Touvier. Ce récit d'un ancien prisonnier qui s'était un peu lié avec le jeune juif inconnu exécuté. Celui-ci, pour annoncer sa sentence, en rentrant dans sa cellule avait fredonné l'air de la Tosca où le peintre chante qu'il va être fusillé le lendemain.

Comme j'aime ce genre d'homme grave et léger ! Et puis quelqu'un qui meurt un air d'opéra aux lèvres m'émeut plus que n'importe quelle prière ou profession de foi politique.

Djavanmardî

"Là même s'origine la profonde différence entre la spiritualité d'un Rûzbehân et de ses pareils, non seulement à l'égard de l'ascète chrétien en général, mais à l'égard de ceux des soufis en Islam que Rûzbehân désigne comme les "pieux ascètes" (zohhâd) par contraste avec les fidèles d'amour, c'est-à-dire en général tous les dévots pour qui la beauté humaine, la beauté sensible en général, est un piège, voire une suggestion diabolique, et l'amour humain, non pas l'accès à l'amour divin, mais l'obstacle à celui-ci. L'originalité du soufisme iranien est là : elle comporte un défi et une éthique individuelle, héroïque et secrète, typifiée dans le personnage du javânmard, le chevalier de l'âme. Pour Rûzbehân, comme pour Ahmad Ghazâlî, Fakhr 'Erâqî, Hâfez, il s'agit d'un même amour. Comme il l'écrit : "Il ne s'agit que d'un seul et même amour, et c'est dans le livre de l'amour humain (…