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Articles

Affichage des articles du juillet, 2011
Maintenant le Livre noir de Pamuk m'ennuie. J'avais pourtant bien aimé ce livre, lu à Istanbul,  dans le même temps glacé et pluvieux que l'histoire. Jusque-là, c'était mon préféré de lui. Je me demande si La Vie nouvelle, que j'avais bien aimé aussi, me ferait le même effet.
Par contre, relisant le Proslogion d'Aselme, qui est un petit livre charmant et poétique, cela m'enchante, alors que la première lecture ne m'avait pas fait tant d'effet que ça. Je dois avancer en ontologie. C'est tout simplement délicieux à lire. 
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Café au gingembre. Aussi bon qu'à la cardamome. Peut-être meilleur.
Tagliatelles à l'encre de seiche, sauce tomate basilic, pétoncles et noix de saint-jacques, vin blanc, crème fraîche, gingembre.
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La clarinette dans Gnarly Buttons III, Put your loving arms around me. Un envoûtement. Et j'ai aimé ça, aussi :





Beijing Coma, très bon, un sacré roman. En même temps, ces récits d'une telle férocité sur la Révolution …
Apprendre un nouvel alphabet, c'est revenir en enfance. c'est comme écrire de la main gauche ; c'est lire de la main gauche, sourcils froncés, butant de syllabe en syllabe, tendue d'effort. Grâce aux leçons d'hébreu en ligne, je peux mieux avancer sur ma grammaire à la graphie pourrie d'araméen biblique. C'est toujours amusant de comprendre soudain une écriture, c'est comme déchiffrer un code secret.
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Toutes les fois qu'un désir nous semble trop beau pour être vrai, c'est peut-être là notre destinée. Il n'y a pas d'autre cheval à monter.
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Recherche google très affirmative qui atterrit sur mon blog : Lucien Jerphagnon est juif. Pis que ça, Madame, parpaillot.


Soupe aux trois poivrons, tomates, thym, curry, cumin, paprika, piment.

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Comme la plupart des sonates romantiques pour piano, celles de Beethoven vont très bien avec la pluie et non avec le clair de lune.
Cela faisait une centaine fois que j'avais dû passer devant, rue du faub…
Relisant Jankélévitch, je tombe sur ce passage, à propos du temps passé entre l'innocence innée et celle retrouvée. Ce n'est pas tant pour la nécessité du repentir que ce passage me frappe soudain, mais cette frustration exaspéré devant un sucre qui fond si lentement, l'attente stérile et négative, comme c'est bien moi ! C'est moi dans tous mes rapports au temps. Ainsi je ne fais pas la différence entre le temps fécond qui mûrit, enracine et assure, et celle d'un train qui tarde. Ou plutôt, rien que cette idée de 'mûrissement', de 'patience' me met hors de moi. Je sais bien, parce que tout le monde le dit et le répète, que c'est la règle naturelle, la germination, l'enracinement, etc. En même temps, cela me met hors de moi et je me tourne vers le Créateur, furieuse : "Ne pouvais-tu pas faire le monde autre ? Un monde sans attente ? Où tout arrive plus vite à mesure qu'on le désire vraiment et puissamment ?". L'attente,…

ce qu'il y a de plus mystérieux, ce n'est pas la nuit profonde, c'est le grand jour à midi

"On dit par exemple que ce qu'il y a de plus mystérieux, ce n'est pas la nuit profonde, c'est le grand jour à midi, le moment où toutes les choses sont étalées dans leur évidence, où se dénude le fait même de l'existence des choses. Le fait qu'elles sont là est plus mystérieux que la nuit, qui éveille des pensées de secret. Un secret se découvre, mais un mystère se révèle et il est impossible de le découvrir."Vladimir Jankélévitch, Penser la Mort.

Intéressante mise au point de Jankélévitch, qui réfute toute analogie entre secret et mystère, à contre-courant de l'opinion commune qui les assemble : 'faire des mystères, garder le secret ; ne pas tout dévoiler, tout révéler, laisser le mystère sur les choses, les émois, les faits'. Rien n'est plus mystérieux, au sens d'énigmatique, que l'être, l'existant, l'évidence de ce qui est au grand jour. Classique énigme : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? et ce quiest é…

Maya

Trente ans après mes premières contemplations provençales du ciel nocturne, lorsque je lève encore la tête vers le firmament étoilé, je n'y vois plus la même chose. Vingt années d'interrogation sur la forme de l'espace ont changé mon regard. On ne peut voir dans le ciel que ce qu'on est préparé à voir. Jen-Pierre Luminet, L'Univers chiffonné : I, La forme de l'espace ; 23, Maya.

Comme cela est vrai de toutes formes de connaissances, que ce soit en sciences humaines ou en sciences exactes, en philosophie comme en religion. Là-dessus, d'ailleurs, les constructions religieuses, qui sont toutes aussi mouvantes et soumises à l'histoire des mentalités que le reste, devraient en prendre de la graine une fois pour toutes, avec l'astro-physique moderne pour modèle, qui n'a cessé de voir bouleversés et remaniés toutes ses bases théoriques, gravité, relativité, univers fini, infini, plat, chiffonné, big bang, les uns balayant parfois les autres, alors que…
Appris qu'une pluie de baisers en latin se disait osculabundus. Pas mal. On croirait un sort de chez Hogwart School.
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Encore échappé à un attentat sur mon petit orteil de la part du bouddha au chou vert, une 'idole' funeste qui traîne chez moi, au sol. 
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Dans Poèmes à Lou, Guillaume se partage équitablement entre pape et calife :
'Que je voudrais mourir dans le bel Orient  Quand Croisé j'entrerai fier dans Constantinople' et plus loin : 'Je goûte ta bouche ta bouche sorbet à la rose  Je la goûte doucement  Comme un khalife attendant avec mépris les Croisés'
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Il y a six mois, je foutais le feu à mon appartement, captivée par L'Auto-da-fé de Canetti, tout en écrémant de même ma bibliothèque. Là, je décide de la vendre toute, au fur et à mesure que je la relis. Parce que, au fond, de ces 800 livres : à quoi bon garder tous ces volumes que je ne relis qu'à des années d'intervalle… Faire le vide, le vide… C'est cela le thème de l'été :…

"Parce que tu as vaincu…"

"Toute perfection – si perfection il y a – s'inscrit fatalement dans le registre de l'immanence et des grandeurs moyennes. La chose parfaite est chose accomplie ou achevée, au sens statique du participe passé passif. Le dogmatique a décrété arbitrairement qu'il convenait de s'en tenir là : anagkê stênai ! L'idolâtre a désigné son idole comme le nec le plus ultra de toute comparaison et de toute recherche ; la recherche est donc finie avant d'avoir commencé ; et l'idolâtre se dit en contemplant l'idole : ne touchons plus à rien ; en voilà assez ! Au modèle lui-même, entre tous admiré, il ose dire, comme le photographe pendant la pose : surtout ne bougez plus, vous êtes parfait. Il est bien évident qu'un maximum ramené aux dimensions d'un quantum déterminé, assignable et univoque, n'a aucune signification morale ! Ce que nous cherchons n'est pas une totalité close, une totalité en acte au terme d'une totalisation : ce que nous ch…
J'ai 7 pierres divinatoires pour moi, venues des rives de la Caspienne, en bordure du Daylâm. Elles me sont destinées et l'ont clairement dit à celui qui les y a ramassées. Je les attends par courrier postal. La méthode divinatoire est simple, c'est un oui/non : la pierre noire est le cœur de la réponse. Il faut jeter les pierres après avoir posé sa question, et voir si la pierre noire est plus à gauche qu'à droite, et combien de pierres sont avec elles (si c'est un 5 + 1 ou un 6 + 1 c'est un gros oui ou un gros non, ou bien la réponse est mitigée. Normalement, le oui est à droite et le non à gauche. Mais il fut découvert, après plusieurs réponses déconcertantes par leur caractère inversé, que mes pierres à moi étaient : oui à gauche, non à droite.




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Trifle à la fraise : gaufrettes belges, mousse à la fraise, fraises, mousse tiramisu et ainsi de suite.
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Un âne tomba dans un trou profond. Son ânier, par pitié, voulut le tuer rapidement. Il jeta de la terre dan…