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Articles

Affichage des articles du février, 2012
Une semaine avant le Grand Carême, je crois que spirituellement, je vais mener une vie de patachon.
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Mozart, concerto nº20 k. 466, Lefébure/Furtwängler.
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Esprit tordu : Cherche un vin rouge pour accompagner un poulet au Riesling
* Mais rien n'embarrasse un homme qui, jeté loin de sa patrie, est dans une auberge ou dans un mauvais appartement: tout paraît plus difficile à celui qui est paisiblement assis sous son propre toit. Mémoires du prince de Talleyrand, Volume I.
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Février fatiguant, sommeilleux, où je n'ai envie de penser à rien. Des fois, je me demande si je ne confonds pas lâcher-prise et apathie. Avec le Carême qui démarre lundi, ça occupera mes journées. Je pourrais, au fond, faire vœu de silence tout ce temps, et même davantage. La tentation du silence, de l'anéantissement est toujours vive chez moi, mon côté soufi, sûrement. L'année dernière, j'étais plus derviche qu'autre chose. Là, je n'ai pas envie de partir en quête de quoi que ce soit. P…
Le monde appartient au plombier qui se lève tôt. J'essaie de faire passer l'inconfort sommeilleux avec les Variations Goldberg, qui passent toujours bien dans le petit matin.

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Acte de foi : acheté 2 jeans. Un pour maintenant, un d'une taille en dessous, pour après le Carême.

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'Widerstehe doch der Sünde', chanté par Anne-Sofie Otter, ça devient la marche de Radetzky. Quelque chose d'ahurissant, qui partage entre le rire et l'indignation.
* Voilà donc l'Allemand luthérien totalement imprégné de musique. Et d'abord de ce qui constitue le soubassement de tout l'édifice du Réformateur, le choral, devenu comme le "liquide amniotique du luthérien, selon la belle expression de G. Guillard. Dès sa naissance, il est nourri du monde du choral, qui le pénètre par osmose. Dans sa petite enfance, il l'entend chanter au foyer comme il l'entend à l'église, en apprend peu à peu le répertoire à l'école. Deux, trois siècles après Luther, le…
'On n'est pas sérieux quand on a 17 ans' ; écrivant ceci, Rimbaud n'en n'avait pas 16, encore.' Je lis la préface de Verlaine aux poésies de Rimbaud, texte intelligent, posé (son ironie envers Maurras, perfide et mesquin, vrai concierge gnagnatant et tournant autour des draps de lit de ces messieurs); juste critique, aussi : il regrette ce fourre-tout, entre des poèmes à jeter, les essais du gamin, et ceux des Illuminations ou d'Une Saison en enfer. Cela dit, Le Forgeron, qui est effectivement un grossier péplum, digne de Victor Hugo ou Flaubert, me ravissait quand j'avais 8 ans, avec ce très sûr mauvais goût des enfants.

Commencé David Copperfield, dont je n'avais lu, dans l'enfance, qu'une version abrégée en bibliothèque verte qui a coupé beaucoup de passages humoristiques, ce qui fait que j'avais eu en mémoire un livre un peu tristounet, ennuyeux, ce qui ne s'était pas arrangé avec nombre d'adaptations télé bien empesées . En…