Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du août, 2008

L'histoire du gnostique

"1) L'analyse de la simple proposition : "je me connais moi-même", telle qu'elle se présente dans les contextes gnostiques, conduit à une idstinction fondamentale entre le "je" qui est le sujet connaissant, et le "moi" qui est l'objet connu ou reconnu. Le premier, c'est "moi" tel que je suis au cours de l'expérience quotidienne dans l'immédiat, au sein du monde de la perception sensible, "moi" subissant les sommations de ce monde du "phénomène" qui en grande partie m'oriente et me détermine. Le second, c'est "moi" tel que je suis au-delà des phénomènes et des apparences, des contingences de la genesis. C'est le moi réel, authentique et essentiel, substantiel et permanent. Sans doute est-il perçu par la connaissance intérieure comme à l'intérieur de moi-même. Mais simultanément il est perçu non pas comme un phantasme, mais comme ayant une existence objective, comme "…

Souvenirs

Giulio Cesare Procaccini. Marie, Jésus et Jean-Baptiste. National Gallery of Scotland, Edinburgh.  Tout part d'une explosion de couleurs en haut à gauche, des ailes irrisées et irradiant de l'ange au dessus. Mêmes couleurs bleu/mauve dans la tenue de Marie. Puis vagues adoucies de la carnation des deux enfants.

Simon Vouet. Saint Jerôme et l'Ange. Ravissante scène d'intimité amoureuse ; regards extatique de saint Jérôme, tendre de l'Ange. Autour, jolie nature morte. National Gallery, Washington.
Paris Bordone. Beau portrait, doux et songeur. Liechtenstein Museum.



Dürer, jeune homme au chapeau marron. Yeux gris, durs et rêveurs. Fermeté du menton prognathe. Gemaldegalerie, Dresde.

La finalité du récit

Shâhnameh : Le div Akvan jette Rostem dans la mer ; 16°-17°, époque safavide. Library of Congress, African and Middle Eastern Division, Washington, D.C. 20540
"Le principe régulateur de son herméneutique, Sohrawardî fut en mesure de le mettre en oeuvre non seulement dans la récitation du Qorân, mais aussi dans la lecture du livre qui est, pour la Perse islamique, comme une Bible où se conserve la geste héroïque de l'ancien Iran, à savoir le "Livre des rois", le Shâh-Nâmeh de Ferdawsî (X° siècle). On peut concevoir que Sohrawardî ait lu le Shâh-Nâmeh comme nous-mêmes lisons la Bible ou comme lui-même lisait le Qorân, c'est-à-dire comme s'il n'avait été composé que "pour son propre cas". Son cas, nous venons d'en rappeler la nature ; le Shâh-Nâmeh pouvait donc ainsi devenir l'histoire ou la métahistoire de l'âme, telle qu'elle est présente au coeur du gnostique. Spontanément donc, c'est toute l'histoire de l'âme et du m…

Psaumes à l'archange du Soleil et à la "Nature Parfaite"

Etienne-Maurice Falconnet, Louvre.
"De même, dans les Récits visionnaires de Sohrawardî (par exemple le "Bruissement des Ailes de Gabriel", le "Récit de l'exil occidental") se montre au début, ou à un autre moment, un personnage mystérieux qui, en faisant allusion à ceux qui sont au-dessus de lui, déclare : "C'est moi qui suis leur langue ; les êtres comme toi ne peuvent communiquer avec eux".De même, chez le néoplatonicien Proclus, il y a les Anges-herméneutes qui révèlent et interprètent aux âmes humaines ce qui est pour elle le Silence, l'Inexprimé des anges et des dieux des hiérarchies supérieures. Quiconque se hâte, prétend se passer de ces médiateurs, oublie la vérité tout simplement phénoménologique : sous quelque forme que se présente à lui la divinité suprême, cette forme correspond à son mode d'être à lui, car elle ne peut se montrer à lui autrement que par sa capacité, son aptitude à la saisir. Elle lui révèle simultanément …

Les visions de Kay Khosraw et de Zoroastre

Benozzo Gozzoli, fresque
1459-60
Chapelle du Palazzo Medici-Riccardi, Florence

"L'événement qui orienta de façon décisive la courbe de sa vie spirituelle, Sohrawardî y fait allusion en une brève confidence personnelle, disons en une sorte d'"autocritique", à un moment capital de son livre de la Théosophie orientale. Il s'y réfère à une vision directe qui fit éclater ses doutes et les limites dans lesquelles il s'enfermait en compagnie des philosophes péripatéticiens. Les opinions auxquelles il inclinait au début de sa carrière, en furent bouleversées. Comme le soulignent ses commentateurs, il s'agit de la période d'adolescence de l'auteur, lorsqu'il faisait ses débuts en philosophie. La doctrine péripatéticienne dont il prenait la défense, c'était la cosmologie limitant le nombre des Intelligences angéliques, comme motrices des Sphères, à dix ou cinquante-cinq sans plus. Le voici maintenant, ayant pris clairement conscience de son erreur…

La Lumière de Gloire comme "Source orientale"

Saint Jérôme, Trophîme Bigot
Galleria Nazionale d'Arte Antica, Rome

"Orient de Lumière, Lumière orientale, Lumière-de-Gloire, sont autant de désignations d'une même source des sources. Et c'est bien de la source des sources qu'il s'agit. Sohrawardî le répète dans ses livres : l'expérience de ces Lumières n'est point connaissance théorique d'un objet, formation d'un concept ou représentation à partir d'un concept. Elle est ce qui rend possibles et fonde toutes les connaissances de théosophie orientale : La Lumière n'est pas elle-même l'objet de la vision ; elle est ce qui fait voir."

Henry Corbin, En Islam iranien, t. II, Sohrawardî et les Platoniciens de Perse, III, La Lumière-de-ie (Xvarnah) et l'angélologie, 1, "La Lumière-de-Gloire comme "Source orientale"".

La hiérarchie des Spirituels et le "Pôle" mystique

"Lorsque Mollâ Sadrâ Shirazî caractérise à son tour la spiritualité ishraqî comme un entre-deux (barzakh) qui conjoint à la fois la méthode des purs soufis tendant essentiellement à la purification intérieure, et la méthode des philosophes tendant à la connaissance pure, il exprime ainsi, en toute fidélité à l'inspiration du shaykh al-Ishrâq, ce qui fait l'essence de la "théosophie orientale". Il y a en effet un certain soufisme qui a délibérément écarté, sinon méprisé, tout enseignement philosophique comme suspect de retarder le spirituel dans son effort vers le but ; et il y a une philosophie qui a ignoré ce but, en se satisfaisant de ses problèmes théoriques. Pour un ishrâqî, un "oriental" de l'école de Sohrawardî, le mystique dépourvu de formation philosophique est en grand péril de s'égarer ; en revanche, le philosophe qui ignore que sa philosophie doit éclore en une réalisation spirituelle personnelle, gaspille son temps en une recherche …

La connaissance "orientale"

Du monde imaginal que Sohrawardî appelle 'alâm al-mithâl puisque chez lui, barzakh signifie autre chose :

"La connaissance du monde imaginal, c'est-à-dire de l'Orient moyen, est, elle aussi, une "connaissance orientale", tandis que la perception sensible et la fantaisie sécrétant de l'"imaginaire" sont des connaissances "occidentales".
Ce monde imaginal assume une fonction imprescriptible. C'est lui qui nous délivre du dilemme si courant de nos jours, lorsque, à propos de faits spirituels, certains se demandent : mythe ou histoire ? Les événements de l'Orient moyen ne sont ni l'un ni l'autre. Ce monde est le lieu d'événements propres. C'est en Orient moyen ou "huitième climat" que font éclosion les Révélations données aux prophètes, que s'accomplissent les événements de la hiéro-histoire, les faits racontés dans les récits visionnaires, les manifestations du Xvarnah ou Lumière-de-Gloire, et que s…

Jeanne la Pucelle et le Bourgeois de Paris

Jeanne d'Arc, 1429, par Clément de Fauquembergue On eût bien étonné, et même hautement scandalisé le clerc auteur du Journal d'un Bourgeois de Paris, si on lui avait dit, en 1429, quand Jeanne vint mettre, avec les Armagnacs, le siège devant Paris, qu'elle serait canonisée presque cinq cents ans plus tard. Déjà parce que, depuis un quart de siècle, Paris, gouverné par Bourgogne et puis l'Anglais, souffre cruellement des exactions des Armagnacs, qui se comportent pis que "Sarrasins" envers les villes, villages, et le peuple qu'ils rançonnent, massacrent, violent, torturent, affament. Or cette Pucelle, "pleine de feu et de sang, de meurtres de chrétiens", est à leur tête et vient attaquer Paris, sacrilège de plus, le jour de la "Nativité de Notre-Dame", en menaçant de mettre tous les Parisiens à mort s'ils ne se rendaient. Mais cette impudence là est vite punie car les troupes armagnacques échouent : "En vérité, Paris n'ava…

En islam iranien : Prologue

"L'agnostique n'est pas, comme le veut l'usage banal du mot, celui qui refuse une foi confessionnelle, mais celui qui prononçant le divorce entre la pensée et l'être, se ferme à lui-même et veut fermer aux autres l'accès aux univers qu'ouvre la gnose et dont les données immédiates ont pour lieu le "monde intérieur", c'est-à-dire "ésotérique".

Ces passages-là me font irrésistibleement penser aux cours d'Onfray sur "l'histoire de la philosophie" :
Le point de vue que la valorisation de nos auteurs nous interdisait ici de plein droit, c'est le point de vue "historique" au sens courant de ce mot, c'est-à-dire le point de vue qui ne permet de comprendre et d'interpréter une pensée ou un penseur qu'en fonction de leur moment "historique", de leur situs dans la chronologie ; on s'efforce alors de les "expliquer" causalement par "leur temps", voire de les réduire, c…

La Conquête du courage

The soldier boy, "On Duty". Lithograph by Currier & Ives, 1864. Library of Congress.

"M'man, je me suis engagé, avait-il dit sans trop d'assurance.
- Que la volonté de Dieu soit accomplie, Henry", répondit-elle à la fin ; et elle se remit à traire la vache pie. Quand il s'était arrêté, sur le seuil, son uniforme endossé, et dans les yeux l'animation des espoirs indéfinis qui imposait presque silence à l'ardent regret du foyer, il avait vu deux larmes couler sur les joues pâlies de sa mère. Pourtant, elle l'avait déçu en ne disant rien de son retour avec ou sur le bouclier ; à part lui il s'était préparé à une scène de beauté, il avait arrondi certaines phrases qu'il croyait pouvoir utiliser pour un effet attendrissant ; mais les paroles de sa mère détruisirent tous ses plans. Elle continua tout bonnement à éplucher des pommes de terre d'un air bourru et lui parla comme suit : "Fais attention, Henry, aie l'oeil autour de …

Soleil trompeur

Un film fabuleux de bout en bout, dont le début et la fin sont les même deux points sombres, lugubres, d'un appartement moscovite, où Mitia joue sur la mort. Entre ça, tout le monde, journée radieuse, un monde agréable, fantaisiste et léger, cette merveilleuse folie des artistes russes, derniers aristocrates de ce monde, une journée de blé, d'eau miroitante, de fanions rouges, où les komsomols côtoient les dernières vieilles dames de la "Belle époque".
Aux premières images, la victime désignée, le colonel, apparaît comme un brave gars, loyal et droit dans ses bottes, paternaliste et affectueux envers ses hommes, le nouveau barin des paysans venus l'appeler au secours. Tout cela jusqu'à ce que Dimitri fasse son entrée dans la villa. Car alors qu'il vient comme l'émissaire de la mort, tout de suite, en quelques notes de piano, comme le reste de la famille, on lui fait fête, séduisant et bouffon jusqu'au bout, frêle devant les épaules musclées de sa v…

"Chapeaux bas !"

"Kostoglotov n'arrivait pas à digérer ce qu'il avait entendu dire à ceux qui étaient restés en liberté : que ce jour-là, deux ans plus tôt, les vieillards avaient pleuré, les jeunes filles avaient pleuré, que c'était soudain comme si le monde s'était trouvé orphelin. Il n'arrivait pas à se l'imaginer, parce qu'il se rappelait comment cela s'était passé chez eux. Un beau jour on ne les avait pas emmenés au travail, on n'avait pas ouvert les baraquements où ils étaient parqués. Et le haut-parleur, en dehors de la zone, que l'on entendait toujours, avait été stoppé. De tout cela, il ressortait clairement que les autorités avaient perdu la tête, qu'il leur était arrivé un grand malheur. Or, un malheur pour les patrons, c'est une joie pour les bagnards ! On ne travaille plus, on peut rester coucher, la ration est livrée à domicile. D'abord, on avait dormi tout son soûl, puis on avait commencé à trouver ça bizarre, puis, ça et là, on…

La route "étroite et difficile" qui mène vers les districts du nord

"Pendant que j'étais en train de discuter avec Suzy, la salle s'est remplie d'ombres menaçantes. Des hommes silencieux, sans odeur, ni couleur. Ils mangent en me jetant, de temps en temps, un coup d'oeil ni curieux, ni méfiant. Comment qualifier ce type de regard ? J'ai l'impression d'être regardé par quelqu'un qui a déjà vu le film et ne l'a pas aimé. Il paraît que c'est notre odeur qui les suffoque, celle de l'ambition, car ils sont complètement dépouillés d'ambition. Alors qu'on se fait encore des projets. Et nos projets sont un mélange de fric, de volonté et d'idées reçues. Ils sentent quoi, eux ? Ils n'ont plus d'odeur. Ils sont à la fin du voyage."
"Sur mes rares photos d'adolescence, j'ai toujours un livre en main. Même celles où je suis en train de bavarder avec mes camarades de classe. Ceux que je croise sur mon chemi aujourd'hui me le rappellent. Il n'y avait, semble-t-il, pas moy…

Tous les touristes sont Japonais

"Quant au Japonais qui ne cesse de phtographier le monde : le voit-il ? Il ne voit même pas les deux éléments qu'il tente de photographier : son compagnon de voyage et le monument que ce dernier cache presque. La tour Eiffel est là pour témoigner que cet homme est passé un jour à Paris. Mais en faisant le même sourire large et impersonnel devant tous les monuments de la Terre, celui-ci annule le caractère intime du moment. Le Japonais devient lors aussi intemporel que la tour Eiffel. On pourrait croire que c'est la tour Eiffel qui se fait photographier derrière un Japonais souriant."
Je suis un écrivain japonais, Dany Laferrière.

"Si plein de vie et épuisé à la fois"

Dans Je suis un écrivain japonais, ces mots de Laferrière pour décrire Nicolas Bouvier, brièvement rencontré entre deux avions : "Si plein de vie et épuisé à la fois. Sa valise au pied de la table." J'imagine, oui, qu'il devait en être souvent ainsi, pour ce voyageur forcené : se souvenir de la fièvre du Journal d'Aran , de celle du Poisson-scorpion

La nostalgie de l'est

"Ayant vu l'éclair à l'est, il a la nostalgie de l'est,
L'eût-il vu à l'ouest, il aurait eu la nostalgie de l'ouest. Car mon amour est pour l'éclair et sa fulguration, Non pour les lieux et terres. La brise rapporta ce propos, Transmis par mon chagrin, ma tristesse, ma mélancolie, Mon ivresse, ma raison, ma nostalgie, ma passion, Mes larmes, mes paupières, ma flamme, mon coeur : "Celui que tu aimes est dans ton coeur, Les soupirs le tournent et le retournent !" Et moi à la brise : "Rapporte-lui que c'est lui Qui allume le feu dans le coeur ! L'éteint-il, ce sera l'union sans fin, L'attise-t-il, qu'y pourra l'amoureux ?"
"Je sacrifie mon âme aux belles Arabes distantes ! Comme elles se jouent de moi qui embrasse leurs demeures ! Si tu t'égares derrière elles, L'effluve qu'elles exhalent t'indique le chemin. Et si la nuit sans lune descend sur moi, En évoquant leur souvenir, je chemine d…

"Mes bien-aimés, où sont-ils ?"

"... Prodige ! Une jeune gazelle voilée Montrant de son doigt pourpré et faisant signe de ses paupières ! Son champ est entre côtes et entrailles, O merveille, un jardin parmi les flammes ! Mon coeur devient capable de toute image : Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines, Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins, Tablettes de la Thora et livre du Coran. Je suis la religion de l'amour, partout où se dirigent ses montures, L'amour est ma religion et ma foi."
"Mes bien-aimés, où sont-ils ?" Je t'adjure : "Où sont-ils ?" En image je les vis, Me les montras-tu en vrai ? Maintes fois, maintes fois je les cherche, Maintes fois je demande leurs faveurs ! Rassuré par la proximité/l'éloignement, Je crains pour mon anéantissement. Puisse mon bonheur s'interposer Entre eux-mêmes et la distance, Afin que l'oeil en jouisse Et que cesse : "Où sont-ils ?"
Ibn Arabî, Le Chant de l'ardent désir , trad. Sami-…

"Les truands ne sont pas des Russes pour moi"

Comme Varlam Chalamov, et comme, sans doute, tous les ZEK, Soljenitsyne hait les "droit commun", qu'il compare aux nazis, et comme Chalamov, les légendes autour du brave truand, du héros bagnard, les poésies à la Essenine, les films kitsch sur les voyous, le mettent hors de lui.

"- Je les déteste. (Son regard s'était perdu dans le lointain, cruel, et sa machoire eut un petit mouvement latéral, particulièrement désagréable). Ce sont des créatures rapaces, des parasites, qui vivent toujours aux crochets des autres. ça fait trente ans qu'on nous rebat les oreilles avec eux, en disant qu'ils se rééduquent, qu'ils sont "socialement proches" mais eux n'ont qu'un principe, celui de Hitler : tant qu'on ne te... (eux ont recours ici à des gros mots, et ça fait très frappant, mais ça ne change rien au principe), tant qu'on ne te tue pas, reste tranquille et attend ton tour ; c'est ton voisin qu'on dépouille et pas toi, alors re…

Dontsova et Sigbatov

"Sigbatov ! Elle pensait à Sigbatov ! Il y a vraiment des maladies ingrates pour lesquelles on dépense trois fois plus d'ingéniosité qu'à l'ordinaire, et on est, finalement, impuissant à sauver le malade. Lorsqu'on avait amené Sigbatov la première fois sur sa civière, le cliché radiographique avait montré une fracture complète de presque tout le sacrum. Les tâtonnements résidaient en ceci que tous avaient d'abord diagnostiqué un sarcome osseucx, même le professeur appelé en consultation, et qu'ensuite seulement, petit à pett, on avait conclu que c'était une tumeur à cellules géantes, quand dans l'os apparaît du liquide et que tout l'os se transforme en une sorte de gelée. Toutefois, le traitement était le même dans les deux cas.
Un sacrum, ça ne s'enlève pas, cela ne se scie pas : c'est la pierre angulaire sur laquelle tout repose. Il restait les rayons, et tout de suite à forte dose, car les faibles doses étaient impuissantes. Et Sigbat…